1. Définir votre périmètre
Les domaines pour lesquels vous êtes certifié déterminent les missions que vous pouvez accepter : DPE, amiante, plomb (constat de risque d’exposition au plomb), gaz, électricité, termites, avec ou sans mention selon les domaines. D’autres prestations s’y ajoutent souvent sans certification particulière, comme le mesurage (loi Carrez, loi Boutin) ou l’état des risques et pollutions.
Pour une vente, le dossier de diagnostic technique réunit plusieurs diagnostics à la fois. Plus vous couvrez de domaines, plus vous pouvez répondre seul à une demande, et plus vous êtes utile à une agence ou à un notaire. Si vous n’avez qu’une partie des certifications, pensez dès maintenant à celles qui compléteront votre offre.
2. Choisir votre forme juridique
Vous pouvez exercer en entreprise individuelle, avec ou sans le régime de la micro-entreprise, ou créer une société, seul (EURL, SASU) ou à plusieurs (SARL, SAS). Chaque forme a ses conséquences sur vos cotisations, votre protection sociale, votre fiscalité, votre responsabilité et vos projets : embaucher, vous associer, investir dans du matériel.
Quelques éléments pèsent dans le choix :
- le chiffre d’affaires que vous visez la première année, puis les suivantes ;
- vos charges : matériel, véhicule, assurance, logiciels, déplacements ;
- la protection sociale que vous souhaitez ;
- vos projets à trois ans : rester seul, recruter, ouvrir une deuxième zone.
Ce choix mérite l’avis d’un expert-comptable ou d’un avocat, avant l’immatriculation. Imertiv peut vous mettre en relation avec un partenaire, qui vous conseille et facture lui-même sa prestation.
3. Immatriculer votre entreprise
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise passent par le guichet unique en ligne, sur formalites.entreprises.gouv.fr. Vous y déclarez votre activité ; vous recevez ensuite votre numéro SIREN, puis votre code APE (pour les diagnostiqueurs, souvent le 71.20B, « analyses, essais et inspections techniques »).
Pensez aussi à ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité : c’est obligatoire pour une société et, pour une micro-entreprise, au-delà d’un certain chiffre d’affaires. Dans tous les cas, c’est plus simple pour suivre votre trésorerie.
4. Souscrire l’assurance RC Pro
L’assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour exercer (article L271-6 du code de la construction et de l’habitation). Les montants minimaux de garantie sont fixés par la réglementation : 300 000 € par sinistre et 500 000 € par année d’assurance.
Avant de signer, vérifiez que chacun de vos domaines, et leurs mentions, est bien couvert. Demandez votre attestation : elle doit être en votre possession avant la première mission. Tout est détaillé dans l’essentiel sur l’assurance RC Pro du diagnostiqueur.
5. Réunir votre équipement
Chaque domaine a ses instruments : télémètre et outils de relevé pour le DPE et le mesurage, matériel de prélèvement pour l’amiante, analyseur pour le plomb, appareils de contrôle pour le gaz et l’électricité. Chiffrez-les avant de vous lancer, en distinguant ce qui est indispensable dès la première mission de ce qui peut attendre.
L’achat n’est pas la seule option : la location et le financement étalent la dépense. Imertiv peut vous mettre en relation avec un financeur ou un courtier en financement immatriculé. La liste complète, domaine par domaine : le matériel du diagnostiqueur immobilier.
6. Choisir vos outils
Votre logiciel métier produit les rapports qui engagent votre responsabilité : il doit couvrir tous vos domaines, transmettre vos DPE à l’ADEME et vous laisser saisir sur le terrain. Autour de lui, il vous faut des devis et des factures en règle, un agenda, le suivi des paiements, l’archivage de vos rapports.
L’idéal : un seul espace pour tout, pour ne rien ressaisir. Les critères pour choisir : logiciel de diagnostic immobilier, comment choisir.
7. Vous rendre visible
Les premières missions viennent rarement seules. Trois chantiers à ouvrir dès l’immatriculation :
- Un site internet à votre nom, avec vos domaines, votre zone d’intervention et la prise de rendez-vous en ligne ;
- une fiche d’établissement sur Google, complète et à jour : c’est souvent elle que les particuliers voient en premier ;
- une présentation pour les prescripteurs : agences, notaires, syndics de votre secteur, à qui vous rendrez visite.
Les méthodes qui marchent sont détaillées dans comment trouver ses premiers clients.
L’indépendance, une obligation
La loi impose au diagnostiqueur de n’avoir aucun lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance, ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à lui, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages qu’il diagnostique (article L271-6 du code de la construction et de l’habitation). Gardez-le en tête dès la création : dans le choix de vos associés, de vos partenaires et de vos prescripteurs.
Le récapitulatif
| Étape | Ce que vous obtenez | À faire avant |
|---|---|---|
| Périmètre | La liste des missions que vous pouvez accepter | Tout le reste |
| Forme juridique | Un statut adapté à vos charges et à vos projets | L’immatriculation |
| Immatriculation | Votre SIREN, votre code APE | L’assurance et la première facture |
| Assurance RC Pro | Votre contrat et votre attestation | La première mission |
| Équipement | Le matériel de vos domaines | La première mission |
| Outils | Logiciel, devis, factures, agenda | La première mission |
| Visibilité | Un site, une fiche Google, une présentation | Le plus tôt possible |
Ce guide donne des repères généraux ; il ne remplace pas le conseil d’un expert-comptable, d’un avocat ou d’un professionnel de l’assurance.